Parler de soi, oui, mais, pourquoi et comment ?

comment parler de soi

« Il ne suffit pas de parler de soi, il faut parler juste » dit Shakespeare. Parler de soi, c’est plus que des méthodes, des outils, c’est surtout une expérience humaine. Refus, passage obligé, puis, choix conscient, ma relation à la promotion autobiographique est une vieille histoire.  

Parler de soi, c’est se vanter

Ce discours, je l’ai entendu, et fait mien depuis mon enfance.   

Salariée, je me rends compte qu’avoir des talents, c’est bien, mais, le faire savoir, c’est mieux. Pour résumer, on peut être la meilleure, si personne ne le sait, adieu augmentation et promotion.

Se vanter, c’est affirmer qu’on est la meilleure, qu’on vaut mieux que les autres. J’opte pour l’auto promotion, je me mets en valeur et apprends à parler faits, réalisations concrètes et significatives. 

La seconde révélation vient, plus tard, en 2006. 

Je choisis l’entrepreneuriat. J’aime ce que je fais, alors, parler de moi, cela devrait être une formalité.

Puis, j’aime vendre. Oui, mais, aujourd’hui, le produit, c’est moi. Et vendre, c’est plus écouter, que parler… 

Bref, j’ai la trouille de m’exposer aux regards des autres, à leurs jugements.

Parler de soi, c’est reconnaître que nous avons de la valeur.

C’est être capable de surmonter nos réticences, la petite voix qui nous dit : je ne suis pas légitime, je ne vais pas être pris au sérieux..

Pitch, entretien, réseaux sociaux, networking : que dire, que raconter, où aller, où publier ? On sait que l’on doit être visible. Chaque contact se transforme en montée d’adrénaline. On bafouille, on redit, on reformule.

Personal branding, le mot est lâché. Il faut donc créer son identité personnelle, ce qu’on dit, et comment on le dit. Dans les faits, on n’a un peu de mal à conjuguer authenticité, incarnation, valeurs, mission.

Comme souvent, j’ai lu, analysés les méthodes des meilleurs, écouté les vidéos de coachs ; je peux vous faire un cours !

Rien ne vaut la pratique. Je me lance. Consultante, experte, ma communication est technique, propre, lisse, aussi. Parfois, elle est trop « teasing commercial », je vous donne le minimum et pour le reste, il faudra payer. En résumé, trop ou pas assez.

comment faire un pitch

Parler de soi, il faut trouve la mélodie, l’harmonie

Lors d’ateliers, de formations, j’essaie les anecdotes, je raconte une histoire. Je constate que je me centre, me connecte avec ce qui m’anime, je ne vois pas le temps passé, je suis bien, et les participants en redemandent.

Puis, arrivent les réseaux sociaux. La pression d’abord de devoir y aller, car les concurrents y sont.

La comparaison, ensuite. Il y a vraiment des pros ! Pourtant, chez certains, le ton ne me plait pas, les thèmes abordés non plus. Trop perso, manque d’humilité…

On peut écouter les spécialistes. Je l’ai fait, et puis, j’ai essayé de « faire comme eux sans les copier ».

Parler de moi se résumait à dire aux autres ce qu’il fallait faire, le côté un peu « donneur de leçon », sans pour autant en être consciente.

Parler de soi, ce qui a changé pour moi ?

Les réseaux sociaux, après le tâtonnement des débuts, c’est enfin le déclic.

Ces réseaux, ce sont surtout de formidables occasions d’engager la conversation avec celles et ceux qui partagent vos centres d’intérêt, votre vision de l’entrepreneuriat.

Aurai-je lâché prise ? Mon ton a changé, mon style a évolué, mes mots s’écrivent différemment, la touche est plus personnelle même sur des sujets professionnels.

Je trouve mes marques, je parle vente et prospection à ma façon. J’aime aussi dire l’envers du décor de l’entrepreneuriat, en parlant surtout de ce que j’ai appris.

Aujourd’hui, j’écris comme si je parlais avec une personne qui se trouve face à moi, simplement.

Parler de soi, pourquoi je suis beaucoup plus à l’aise ? 

Parce que j’aime transmettre. Faire grandir l’autre est un moteur pour moi. Partager mes expériences enrichit mes lectrices, mes lecteurs. Je leur fais gagner du temps, et surtout, je leur montre que c’était possible, je les inspire.  

Parce que prendre la parole, c’est aussi une façon de faire avancer ce que je crois juste et de défendre ma vision de l’entrepreneuriat. 

Parler de soi, c’est dire ce qui est important pour moi, c’est contribuer à réaliser ma mission, ce qui m’anime jour après jour, ce pourquoi je me lève chaque matin. 

 

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Profil-frédérique Genicot

A propos de l'auteure

Economiste de formation, ex-cadre dirigeante avant de devenir entrepreneure, j’accompagne depuis 2006 des dirigeants de PME et des indépendants dans l’acquisition de nouveaux clients. 


En 2019, je signe mon premier livre “Adieu salariat Bonjour la liberté” aux éditions Eyrolles.