Slasheur, 3 conseils pour pitcher vos différentes activités

etre multipotentiel

« Que faites-vous dans la vie ? », que répondre quand on est consultante, coach pour entrepreneur, auteure, enseignante. Ecouter la raison, simplifier et rentrer dans une case, ou, alors, laisser parler le cœur et décliner les projets du moment. Se présenter quand on est slasheur, c’est apprendre à jongler, à parfois, faire le grand écart.   

Le slash, c’est cette barre oblique du clavier qui sépare plusieurs choses. Le slasheur, lui, combine plusieurs activités. Certains le sont par obligation, d’autres par choix pour combiner vie professionnelle et passion au pluriel.  

Aujourd’hui, face à ceux qui n’ont pas une vocation unique, on ne crie plus à la dispersion. Fini les indécis, les instables, on salue leur créativité, leur capacité d’adaptation.  

Slasher est dans l’air du temps. Passer d’une attitude « sur la défensive » à une affirmation pure et dure, la route est longue.

Alors, ma présentation varie selon les situations. Elle est aussi influencée par mon état d’esprit au moment de la rencontre, par mon énergie et, évidemment, par les projets du moment.  

S’adapter à son interlocuteur, la première option du slasheur

Le contexte de la rencontre, de la conversation, l’intention supposée de la personne qui me parle, tout cela me pousse alors à choisir et à privilégier une activité.

Ici, ma capacité d’adaptation fait mouche. Réducteur, peut-être, mais, j’assume le choix de l’instant et je suis à l’aise.

Lorsque je parle avec des dirigeants de PME, je prends ma casquette de consultante en stratégie commerciale. Face à des indépendants, des consultants qui cherchent à développer leur activité, je suis dans une autre posture, celle du coach commercial qui va les guider, les motiver à trouver plus de clients.  

La seconde option du slasheur : assumer

Virage à 180 degrés. Pas de sélection, c’est open bar.

Un catalogue à la Prévert ? Non ! Le risque est de passer pour une personne qui a besoin de flatter son égo.

Donc, je suis brève, et dans le meilleur des cas, mon interlocuteur est intrigué. Les questions fusent, la discussion démarre !   

Concrètement, comment faire ?

Marielle Barbe, l’auteure de l’ouvrage Profession slasheur, utilise la métaphore de la marguerite. Les pétales sont les activités et son cœur, le fil rouge qui les relie.   

La première étape est donc de trouver ce qui est commun à tout ce qu’on a pu faire, revisiter notre parcours en adoptant un autre point de vue.

« Que faites-vous dans la vie ? » devient, alors, « Qui êtes-vous ? ».

Mon carburant : les échanges, les connexions. Je connecte mes clients avec leur marché, l’ambition de MeDoWe est de connecter les consultants, les coachs avec leur potentiel. Créer les conditions, les moyens pour faire se rencontrer ceux et celles que je connais m’a toujours portée. Etudiante, j’organisais des soirées mémorables, aujourd’hui, je crée des concepts d’événements innovants : le déjeuner des Fredériques, le MeDoWe Day.  

Choisir l’humour, la troisième option du slasheur

J’aime la dérision. Oser sortir du cadre, c’est piquer la curiosité de l’interlocuteur. C’est aussi une façon de tester la relation, et dans certains cas, d’évaluer l’envie de travailler ensemble.

« Que faites-vous dans la vie ? Cela dépend des jours ». Commencer par un sourire, un éclat de rire est une bonne entrée en matière.

Alors, quand ? Cette idée s’impose, souvent, d’elle-même, je suis mon intuition. 

Longtemps, j’ai espéré qu’on ne m’enferme pas dans une fonction sociale, un métier. Me présenter ? Il n’y a pas de bonne, de mauvaise réponse. Elles sont multiples, slasheuse, multipotentielle, je suis, je le resterai. 

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Profil-frédérique Genicot

A propos de l'auteure

Economiste de formation, ex-cadre dirigeante avant de devenir entrepreneure, j’accompagne depuis 2006 des dirigeants de PME et des indépendants dans l’acquisition de nouveaux clients. 


En 2019, je signe mon premier livre “Adieu salariat Bonjour la liberté” aux éditions Eyrolles.